C'est l'histoire de quatre jeunes, poussés en avant par les valeurs du scoutisme qui ont voulu se rendre utile et aller à la rencontre par delà les frontières. C'est l'histoire d'un mois passé au Maroc, ensemble avec ses joies ses galères. C'est l'histoire de l'accomplissement de tout un cheminement au sein des Scouts de France. C'est aussi un peu l'histoire des gens de là-bas que nous avons aidé mais qui en retour nous ont tant donné peut être plus que ce que nous leur avons apporté.
Disons en bref que c'est un voyage initiatique au-delà des frontières géographiques mais aussi culturelles. Chacun d'entre nous y a trouvé ce qu'il était venu cherché et même bien plus. Voici notre témoignage
Le fameux whisky marocain ! Très sucré aux aromes puissants de menthe, le thé du nord réjouit nos papilles pour notre dernière soirée à Tanger dans un café surplombant la mer. Le temps est passé si vite, que de rencontres déjà au début de cette aventure. Nous repasserons au retour par Tanger, bateau oblige... mais nous essaierons de rester un peu plus longtemps car cette ville mérite que l'on s'y attarde.
Gare de Tanger ville, il est environ 22h le train va partir. Nous aurons profité jusqu'au bout de notre passage tant et si bein que nous avons failli ariver en retard pour notre train. A peine arrivés, notre cantine dérange les contrôleurs : pas question de la prendre dans le compartiment... l'histoire se règle en ayant recours à un petit peu de backshish : la malle ira dans une soute pour le prix d'un billet de deuxième classe.
Bien que nous voyageons en première classe, le confort reste tout à fait sommaire et la modeste clim' fait tout ce qu'elle peut pour nous procurer un peu de fraîcheur (en vain). Les sièges sont inconfortables, il est quasiment impossible de dormir d'autant plus que les sacs envahissent le compartiment. Dans notre hâte nous n'avions rien prévu à boire ni à manger pendant le trajet. Nous nous rassasions un peu grâce aux sandwichs de la vente ambulante et aux restes de pain que nous avions conservé lors de nos précédents repas. Nous buvions l'eau du robinet trouvé dans les toilettes du train après désinfection par les pastilles miracle. L'eau a un goût infect de Javel mais c'est le prix à payer pour étancher notre soif.